Entretien avec Jean-Marc Bricteux, Directeur de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de l’Arrondissement de Verviers


« Allons vers l’entrepreneur !  »


Sa fonction de Directeur de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Verviers fait de lui un observateur privilégié de l’état de santé de notre économie.
C’est tout naturellement que Jean-Marc Bricteux s’imposait comme l’interlocuteur de référence pour répondre à nos questions face aux grandes mutations économiques et sociales de notre temps.

ACTA Magazine : Monsieur Bricteux, comment voyez-vous l’évolution de la région au point de vue économique ?

Jean-Marc Bricteux :
Positive. Le dynamisme au niveau des PME est réel, ces PME se professionnalisent et se développent. Par exemple, la société ISIS à Verviers qui a créé des logiciels en matière de gestion administrative très pointus et qui, dans ce cadre, a développé un marché très performant.

ACTA Magazine : En fonction de la conjoncture, quel est le secteur d’activité qui mérite selon vous un stimulant particulier ?

JM.B. : Probablement les Fabrications Métalliques qui restent un employeur important pour la région. Dans ce secteur, il y a cependant une nécessité de développer de nouvelles technologies et notamment au niveau des processus de fabrication.

ACTA Magazine : Inversement, quel secteur peut-on considérer comme le plus performant ?

JM.B. : Il est incontestable que le secteur le plus performant est celui de l’agro-alimentaire. Ce dernier a connu un développement considérable ces 20 dernières années et tout particulièrement en ce qui concerne notre région qui occupe quasi 25 % de l’emploi salarié wallon dans ce secteur.

ACTA Magazine : La situation privilégiée de l’arrondissement de Verviers au cœur de l’Euregio est-elle un argument de valorisation dans les démarches internationales ?

JM.B. : Oui, cependant peut-on vraiment parler de situation privilégiée quand on constate que notre arrondissement est souvent en retrait en ce qui concerne les débats de l’Eurégio qui sont généralement monopolisés par les 3 métropoles (Liège - Aix - Maastricht).
 Par ailleurs, il est certain que nous avons beaucoup d’avantages et d’atouts qu’il y aurait lieu de mieux valoriser tels : la situation géographique exceptionnelle, une main d’œuvre qualifiée multilingue  et le calme social.

ACTA Magazine : Quelles initiatives prend le CCIV pour soutenir les entreprises dans leur souhait de développement ?

JM.B. : La CCI de Verviers aide de manière concrète à la création et au développement d’entreprises : à cette fin elle a mis en place un service de « portage économique »des projets. Son objectif est d’aider le créateur d’entreprise à se développer et ce dans toutes les phases de la démarche.

ACTA Magazine : Quels sont les objectifs de la CCIV ?
JM.B. :
La CCI de Verviers a trois objectifs :
1. Promotion de la région : elle désire créer une réelle identité pour la région Est de la Belgique.
2. Etre un forum économique et social : non seulement au niveau syndical mais également en partenariat avec l’ensemble des forces politico-socio-économique.
3. Etre le soutien de toute initiative économique comme je le précisais précédemment.

ACTA Magazine : S’il fallait élire un « manager de l’année », dans notre région, à qui penseriez-vous ?

JM.B. : Deux noms me viennent à l’esprit. Monsieur Borrionne administrateur délégué de la société HDB qui a réellement relancé cet ancien fleuron verviétois. En 1 an et demi, cette société est passée de 50 travailleurs à quasiment 100. Et la seconde personne est Monsieur Strasser qui au travers de la société Gefinex a permis de réaliser un investissement important au niveau de notre région, créant en une fois près de 60 emplois.

ACTA Magazine : Quelle est votre appréciation face au travail intérimaire, et pensez-vous que la formule évoluera dans le futur, en tenant compte des impératifs de flexibilité et de redistribution du temps de travail ?

JM.B. :  N’étant pas un spécialiste dans ce domaine, je ne souhaite pas trop m’approfondir sur ce point. Je pense néanmoins que ce type de travail est appelé à évoluer dans le cadre des fonctions de « managers ». Cette évolution est d’après moi positive car elle permettra à des sociétés soit en difficulté soit en phase de développement de profiter de l’expérience acquise  par  ces « managers » temporaires. De plus, je pense qu’il est important d’épingler le fait qu’il y a environ 35% de personnes qui décrochent un contrat d’emploi suite à leur expérience d’intérimaire. Il en outre vrai que le secteur de l’intérim permet aux jeunes ne possédant pas beaucoup d’expérience et/ou étant sans qualification spécifique de pénétrer dans le monde du travail.

ACTA Magazine : La fusion des banques est-elle à vos yeux une opération de sauvetage, ou s’inscrit-elle au contraire dans une stratégie de consolidation qui tient compte des nouvelles lois de globalisation ?

JM.B. : Il me paraît qu’il s’agit d’une stratégie de consolidation. En ce sens, je me réjouis de la création au travers du groupe FORTIS d’une banque d’importance à capitaux principalement d’origine belges. Il est en effet indiqué pour l’avenir d’avoir un opérateur qui conserve une approche et un esprit conformes aux intérêts de nos régions, parce que proche de celles-ci.

ACTA Magazine : Pensez-vous que ces banques sont encore prêtes à partager un certain risque avec de jeunes entrepreneurs, souvent plein d’idées mais sans le sou ?

JM.B. : En partie oui mais en partie seulement car on constate souvent en ce qui concerne les opérateurs  « de capital à risque » une trop grande prudence. Par opérateur, on peux songer non seulement aux banques mais également aux invests d’origine publics et/ou privés. Il est toutefois important si l’on souhaite développer ou maintenir « l’esprit d’entreprendre » d’avoir des partenaires à ses côtés.

ACTA Magazine : Croyez-vous à la force économique d’Internet ?

JM.B. : Assurément oui, mais une évolution vers une sécurisation des flux de communication est nécessaire. C’est dans ce sens, notamment, qu’au travers d’une initiative de la fédération des Chambres de Commerce de Belgique, la CCI de Verviers a investi de manière importante dans la SA Belsign dont l’objectif est à terme de certifier les utilisateurs de ces nouveaux moyens de communication. Par ailleurs, la CCI de Verviers a développé maintes compétences en la matière au travers de partenaires privés et est dès lors, à même d’apporter toute aide face au défi de la société de l’information.

ACTA Magazine : Quelle est votre « recette » contre l’accroissement du chômage ?

JM.B. : Pour relancer l’idée « d’entreprendre », trois mots me viennent directement à l’esprit : innovation, imagination, formation. Par rapport aux responsables publics trois messages sont également  indiqués : simplification administrative, diminution des charges sociales et stopper en Région Wallonne le fait de véhiculer une image négative afin de donner à cette région une perpective de gagnant.
Sur ce dernier point, les récentes déclarations de nos autorités politiques sont réellement encourageantes.

ACTA Magazine : A votre avis, la réduction du temps de travail représente-t-elle une piste sérieuse ?

JM.B. :  A analyser même si je n’y crois pas trop... L’important d’après moi est d’encourager et de développer la flexibilité contrôlée et non exagérée du temps travail.

La stabilité économique est désormais liée plus que jamais à la mouvance des grands courants internationaux. C’est dans ce contexte que la réflexion quant à l’approche globale de la problématique économique du futur doit s’inscrire.

Nous remercions Jean-Marc Bricteux pour la pertinence de ses considérations.

 


Les 3 objectifs de la C.C.I.A.V.

1. Affirmer son rôle moteur pour la promotion de l’économie de l’arrondissement de Verviers.      En faisant connaître davantage les atouts et potentialités de l’arrondissement et ainsi susciter l’attrait des investisseurs belges et étranger.
2. Etre le soutien performant de toute initiative économique touchant à l’arrondissement de Verviers.
En matière d’exportation :
· En collaborant avec l’Export Club Verviers Eupen et en s’impliquant activement dans ses activités ;
· En assurant un service de renseignements à l’exportation.
En matière d’initiative économique des entreprises régionales :
· En assurant « le portage économique, juridique et administratif de tout projet de candidats entrepreneurs et d’entreprises existantes ».
En matière de formation des entrepreneurs :
· En participant à des projets de formation en télécommunication pour l’arrondissement de Verviers (formations Internet EDI, commerce électronique, télétravail,...).
En matière d’information aux entreprises :
· En développant son pôle d’information économique, entres autres sur les potentialités d’aides financières aux entreprises.
3. Accroître son rôle de forum économique et social.
· En étant un partenaire incontournable dans le débat économique.

Chambre de Commerce, d’Industrie et
d’Agriculture de l’arrondissement de Verviers
rue Renkin 35-37 à 4700 VERVIERS
( 087/29.36.36 Fax : 087/29.36.37
E-mail : info@cciv.be

 

Communication
Le rêve
Le jeu de GO
La Systémique
plan de carrière
Le coaching
Coïncidence ou signe du destin ?
Télépathie et phénomènes paranormaux
Le stress : moteur de la vie...
Carrière : Echec et mat
LA MEDIATION
La P.N.L
Graphologie
FRANCOIS PIRETTE
FRANCOFOLIES 2000
Caroline Romedenne
Michael Dürnholz
Hodiamont
COLLECTIONS & PATRIMOINES
 
Culture
FRANCOFOLIES DE SPA 2001
ANDRE PAQUET
Tarot sacré, sacré Tarot… !
Brose
 
Droit social
Paiement des jours fériés
Délais de préavis
protection de la rémunération
Travailler moins de 39h
les congés de circonstance
DIMONA
Quand l’inspection débarque…
TRAVAIL DE NUIT HOMMES ET FEMMES
étudiants
QUAND LES RELATIONS SE DEGRADENT
 
Interview
René Schyns
Jean-Paul Mawet
Chambre de commerce de Verviers
Xavier CIECHANOWSKI
Pierre Rapsat
Stéphane Steeman
Urbain Ortmans
ISO9000
Jean-Marc Bricteux
Philippe MAYSTADT
 
Fiscalité
 
Santé bien vivre
Les illusions
Le rêve
SHIATSU : Voie de l'équilibre
Bien assis pour mieux travailler
 
Sport
ACTA AUX BOUCLES DE SPA
LE CASTELLET
ACTA PREND LE VOLANT